mousse momiji bonsai shopBien utilisée, la mousse peut être une alliée intéressante en bonsai. Elle fait pourtant peur et est souvent décriée parce qu’elle rend l’arrosage plus technique. Si vous débutez, si vous ne savez pas arroser votre bonsai très précisément, dans un premier temps mieux vaut apprendre à cultiver avant d’ajouter de la mousse.

Pour autant, elle mérite un petit paragraphe parce qu’elle construit tout un écosystème autour de l’arbre et permet de cultiver dans de meilleures conditions pour les arbres en pot.

Elle a en effet de nombreux avantages pour la culture des bonsai. En dehors de son aspect esthétique indubitable, elle permet dans un premier temps de stabiliser le substrat en surface ce qui, en plus de faciliter l’arrosage tout en gardant le maximum d’eau dans le pot, permet aux racines de s’installer en haut du pot et à la surface. C’est ce qu’on recherche en bonsai car ce sont elles qui permettront d’élargir le nebari. Avec un substrat qui bouge à chaque arrosage et la lumière directe, ces racines n’occuperont pas cet espace. En outre, la mousse permet de limiter la décomposition et le compactage de l’akadama en surface, ainsi que l’évaporation et la perte d’eau, sans pour autant gêner la respiration du sol, et, par capillarité, de répartir l’eau dans tout le pot. Enfin elle abrite tout un microcosme qui apporte de la vie dans le substrat et aide notamment à la dégradation des engrais et à l’installation des champignons mycorhiziens.

Outre les conditions d’exposition, où il peut être parfois nécessaire de ramasser des plaques de mousse et de les disposer dans les pots pour présenter les arbres à leur meilleur avantage, il est préférable de la semer au printemps et de la faire pousser à son rythme et en harmonie avec l’arbre.

L’idéal est donc de ramasser de la mousse, de préférence avec des fibres courtes (sur les murs, murets, trottoirs, tuiles, etc…) et dans un premier temps de la faire sécher complètement. Une fois sèche, l’émietter sur un tamis pour en faire une sorte de poudre. Il est intéressant de préparer un mélange avec 50% de mousse de sphaigne. De la même façon, émietter la sphaigne sèche sur un tamis (en protégeant vos voies respiratoires). Ses capacités étonnantes de rétention d’eau et d’aération, ainsi que ses nombreux minéraux apporteront un réel plus à l’opération. Disposer le mélange sur le substrat en fine couche et arroser ou vaporiser à l’aide d’un spray, puis laisser la mousse s’installer tranquillement.

Selon votre climat, si vous avez une longue saison de pluie à l’automne ou l’hiver, ou si vous avez des doutes pour l’arrosage ou sur la présence de potentiels champignons, le mieux est de retirer la mousse pour la saison froide et de la faire sécher pour la resemer au printemps.